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Le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata)![]() Le Sonneur à ventre jaune est un crapaud de petite taille, d'allure générale plutôt aplatie, reconnaissable à ses pupilles en forme de cœur et à son ventre orné de taches jaune vif. Sa peau finement verruqueuse, couleur de terre et piquetée de minuscules tâches noires le rend invisible au fond des flaques, ornières, mares et autres bords d'étangs. Le vocable de sonneur fait référence à son chant, succession de cris plaintifs émis en rythme, au crépuscule et audible seulement à faible distance.
Cette espèce est considérée comme étant en fort déclin en Europe de l'Ouest ; elle est d'ailleurs protégée en France. Le sonneur à ventre jaune reste néanmoins encore présent dans les régions de plaine du Livradois-Forez, notamment dans la plaine des Varennes.
L’Aphyllante de Montpellier (Aphyllantes monspeliensis)![]() Plante méditerranéenne de la famille des Liliacées, l'Aphyllante se rencontre dans le midi de la France, dans des lieux arides. Dans le Lot, elle ne se rencontre que dans les pelouses marneuses du Quercy blanc, presque exclusivement à l'ouest de la N20. Elle est particulièrement abondante sur les serres de Saint-Paul-de-Loubressac. Son nom signifie « sans feuilles » : en effet, l'Aphyllante se présente sous la forme de touffes de tiges vertes, les feuilles étant limitées à de toutes petites écailles, presque invisibles. Aux mois d'avril mai, l'extrémité de chaque tige se pare d'une belle fleur bleu violacé, plus rarement blanche. L’Ophrys jaune (Ophrys lutea) :![]() Cette petite orchidée se rencontre dans le sud ouest de la France et dans l'ensemble de la zone méditerranéenne. Elle pousse dans des milieux secs à légèrement humides, pelouses sèches, friches... Dans le département du Lot, elle se rencontre surtout dans le Quercy blanc sur les terrains marneux ouverts, où elle forme parfois des colonies denses. En dehors du Quercy blanc, elle est beaucoup plus localisée :au nord de la vallée du Lot, on ne la trouve que sur les calcaires marneux de la vallée du Vers. Elle est absente des zones de causse. C'est une des premières orchidées à fleurir, généralement entre les mois de mars et mai. La Fauvette orphée (Sylvia hortensis):![]() La Fauvette orphée est un oiseau méridional qui aime les buissons élevés et denses, en massifs espacés, les arbres clairsemés ou en bouquets dans les lieux chauds et secs. Elle habite les haies denses composées d'essences variées, et les landes buissonneuses en alternance avec des zones de pelouses plus ouvertes piquetées d'arbustes et de Genévriers. Elle a besoin d'un territoire assez vaste, d'environ 4 hectares. Rare en dehors de la région méditerranéenne, elle figure sur la liste rouge des espèces menacées en France et sa population nationale est estimée à seulement 500 à 1000 couples. En Midi Pyrénées, elle ne se rencontre presque qu'en Quercy. Oiseau migrateur, elle revient chez nous fin mars-début avril. Elle installe son nid dans une fourche d'arbuste (Cornouiller mâle, Noisetier, Aubépine, Genévrier ?), entre 1,20 m et 1,80 m du sol. La période de ponte se situe entre le 20 avril et le 15 mai. La Chevêche d'Athéna (Athene noctua)![]() Plumage brun-gris maculé de blanc, silhouette trapue et surtout de grands yeux couleur d'or, la chevêche d'Athéna (ou chouette chevêche) est un rapace nocturne de petite taille dont l'œil inquisiteur lui a valu d'être comparé à la divinité grecque qui, dit-on avait un regard d'une brillance remarquable. Son chant est une sorte de miaulement plaintif et doux, émis en rythme dès le crépuscule.
Elle habite les régions rurales où l'agriculture est restée extensive car elle a besoin de vastes zones de pâturages parsemées de haies et d'arbres isolés, où elle cherche sa nourriture majoritairement au sol. Insectes et autres rongeurs font partie de son ordinaire, mais elle peut consommer également d'autres proies comme les lombrics ou encore de jeunes oiseaux. Elle vit près des hommes, utilisant des cavités naturelles ou artificielles pour élever sa nichée (vieux arbres, granges et autres bâtiments tranquilles ...).
En déclin sur l'ensemble de la France où elle est intégralement protégée par la Loi, la chevêche est devenue le fleuron naturel des campagnes du Livradois-Forez qui héberge l'une des plus belles populations de cette espèce au plan national. L'Homogyne alpine (Homogyne alpina)![]() (© A. Morel)Comme son nom le laisse entendre, cette Astéracée est assez commune dans les pâturages et les bois clairs des hautes montagnes alpines et pyrénéennes. Elle se reconnait par ses feuilles arrondies et brillantes, ainsi que son inflorescence rose et discrète. Fait étonnant, le botaniste ligérien Antoine Legrand indiquait dans son ouvrage de 1873, que l'Abbé Peyron avait vu l'Homogyne alpine à la frontière des départements de la Loire et du Puy-de-Dôme, lors d'une excursion sur le sommet des Monts du Forez. Cette observation unique dans le Massif central est longtemps restée douteuse, jusqu'à ce que la plante soit revue le 24 juillet 1991, au sommet de Pierre-sur-Haute, sur la bordure Est du Parc Livradois-Forez. Plus d'une centaine d'années après Legrand, la redécouverte effectuée par Justin Galtier et Gérard Maret témoigne des rudesses du climat qui souffle sur les landes des Hautes-Chaumes du Forez, et dont la flore porte des airs hautement montagnards... |
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